Anaïs : érotisme et sensualité
Léonie
Bischoff
Anaïs
Nin
Sur
la mer des mensonges
Casterman
190
p
Des hommages, elle eut : l’auteure et illustratrice de bandes dessinées Léonie Bischoff. Après huit ans de travail, nous découvrons enfin la vie de l’écrivaine Anaïs Nin (1903-1977), compagne entre autres, du sulfureux écrivain américain Henry Miller.
Si je connais un peu ce dernier, puisqu’un gros livre jaune trônait dans la bibliothèque de mes parents : Tropiques du cancer, la vie de cette jeune dame m’est totalement inconnue. Tout en couleurs ainsi qu’en sensualité et loin d’être une biographie, cette bande dessinée qui se rapproche beaucoup de l’œuvre d’art, autant par la multiplicité des cases que les couleurs employées, nous renvoie à la faste période années 30 ou Art nouveau et Art déco se superposent.
Certes, il est question d’érotisme, puisqu’elle a beaucoup écrit sur le sujet et avec finesse, précisons –le, mais c’est aussi la vie d’une femme libre, sans contraintes, bien avant les mouvements des années 70.
Si la narration peut paraître parfois banale, nous entrons dans la psyché d’un personnage qui ausculte, fait son introspection, jette un regard amoureux ses relations hommes et femmes, ainsi que son père qui fut incestueux. Traité avec intelligence, ce sujet fait beaucoup réfléchir. Entre la poésie, les métaphores et, ne l’oublions pas, tout l’univers littéraire qui se déploie, cette bande dessinée trouvera écho chez tout un chacun.
Magnifique surprise et quel cadeau, en ces
temps où la censure fait de nouveau son apparition, par des agités du bocal et
« historions » sans lendemain .





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