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Comme si vous y étiez : c’était en 14-18

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En cette année 2018, la Première Guerre mondiale, celle qui embrasa la planète entière ou presque souffla tristement son centième anniversaire. De cette guerre totale pour reprendre l’expression du stratège allemand Clausewitz, il reste beaucoup de vestiges (Douaumont, Verdun), des incompréhensions militaires, et tous ces jeunes hommes qui périrent au combat. Depuis le temps, combien de livres furent écrits pour disséquer ce conflit, qu’il fut au front et dans les arrières. En collaboration avec la radio France Inter et Larousse, l’historien Thomas Snégaroff ne propose pas une autre lecture, mais une approche différente. Avec collègues, il nous fait donc vivre chapitre après chapitre, la guerre, comme si vous y étiez, avec des reporters sur le terrain. Grâce à une petite identification au début du cours exposé, qui est tout sauf scolaire, des journalistes contemporains illustrent avec intelligence et finesse, ce que fut : la guerre de propagande, les ravages du gaz (9 avril 1915), le d…

Jean –Jacques Pelletier ou la haine ordinaire

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Selon un vieux proverbe, quand tu craches en l’air, cela finit par te retomber dessus. En 2014, l’auteur à succès Jean-Jacques Pelletier écrivit une nouvelle de 40 pages pour la revue Alibis. Prenant pour thème le phénomène des radios-poubelles, et de ses animateurs qui «  vargent » sur les BS, les fonctionnaires, bref ceux et celles qui semblent vivre dans une cage dorée, hors du «  vrai monde ». Quatorze ans après cette première semonce, l’ami Jean-Jacques Pelletier reprend son bâton de pèlerin sous la forme d’un roman à trame policière. Radio-Vérité ? Pour la cause, il a déplacé son sujet de Québec à Montréal, mais fondamentalement, rien n’a changé. Tous les matins, Sébastien cabot, l’animateur vedette de Radio-V, " tire"  tout ce qui bouge. Si cela n’était que des petites dénonciations quotidiennes, mais non !Son discours populiste, teinté de haine de mépris touche autant la classe politique que les manifestants et les «  mangeux de beignes  ». Comme l’argent coule à flot…

De Midam à Astérix bien de chez nous

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C’est la fête annuelle du livre à la Place Bonaventure. Jusqu’à lundi prochain, petits et grands lecteurs viendront rencontrer leurs écrivains favoris et fureter en quête, un cadeau pour soi ou en prévision des fêtes de Noël qui approchent. À chaque fois, je suis surpris et admiratif devant petits jeunes qui viennent faire dédicacer leurs livres ou bandes dessinées comme c’est le cas pour Les Nombrils, l’inspecteur Jean-Jean, Midam, le père de Kid Paddle et Game Over, ainsi que Tristan Demers pour sa quête d’Astérix au Québe Midam, toujours aussi jeune ! Depuis 7 ans, ce fidèle bédéiste belge est dans nos murs, presque du soir au matin. Toujours, souriant, avec un bon mot et un bon dessin pour la cohorte de petits « geeks » et autres enfants allumés qui suivent assidument les aventures de son héros KID Paddle et da son dérivé ` : Game Over. Depuis 25 ans, soit la première apparition dans Spirou magazine, il invente, parfois avec des complices des histoires aussi abracadabrantes les unes…

Comprendre le monde, comprendre notre époque

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En cette saison littéraire qui est bien entamée, surtout que le Salon du livre approche à grands pas (du 14 au 19 novembre), voici un livre qui devrait absolument retenir votre attention. Parfois, je songe à mes amis professeurs, qui auraient envie de débattre avec leurs élèves sur des questions de fond qui les touchent, puisque Yuval Noah Harari fait cela avec beaucoup de simplicité et d’humour, parfois. Sans jamais être un pensum, 21 leçons pour le 21e siècle (Albin Michel) sont un ouvrage de réflexion qui touche toutes les sphères de notre humanité, en commençant par les multiples bouleversements du travail et l’implication voulue de l’intelligence artificielle. Si la lecture n’est pas particulièrement réjouissante, l’homme devra-t-il absolument se fier aux nouvelles formes de robotisation qui vont gangrener une partie de son savoir, le risque de complémentarité est possible, mais nous devrions faire très attention. Du monde actuel à un devenir pas toujours certain Avec précision, le…

À l’ombre des cèdres avant l’orage

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Il y a de cela bien longtemps, Bernard Boulad faisait partie du cercle très restreint des critiques de cinéma pour l’hebdomadaire Voir. Toujours dans le domaine du cinéma, mais cette fois-ci à Paris, il revient nous rendre visite sous la forme d’une bande dessinée qui est de beaucoup sa jeunesse et sa famille. Si les noms ont été changés, La guerre des autres (Éditions La boite à bulles) s’inscrit dans l’histoire et les souvenirs, avant que le Liban ne sombre dans la guerre. Une vie de famille et des jours heureux Avec tout ce brouhaha qui agite le proche et moyen –Orient depuis des décennies, on imagine difficilement ce que fut la vie avant. Avant que n’éclate l’inévitable en 1975, la famille Naggar se la coulait douce dans ce Liban, surnommé «  la Suisse du Moyen-Orient ». Nous avons la mère baba cool, le père libraire, parfois coureur de jupons, et les trois adolescents qui rêvent de cinéma et de farniente. Case après case, nous sentons la tension monter, avec tout ce que cela impli…

Vive les jeunes et vive le roman policier

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À la veille du Salon du livre de Montréal qui ouvrira ses portes le 14 novembre, nous suivons attentivement la scène littéraire et plus particulièrement celle du roman policier, tous genres confondus. Des auteures confirmées comme Florence Meney, Chrystine Brouillet, Richard Migneault ou Johanne Seymour seront en séance de signature, comme les petits jeunes qui poussent et avec talent. Depuis deux semaines, nous sommes «  aux prises  »avec des romans noirs, créés ici où tout un chacun réussira facilement à s’identifier. Une trahison et une vengeance Je ne connaissais pas François Lévesque, mais la découverte fut à la hauteur. Neiges rouges (Éditions Alire) est solidement ancré, dans ce que nous pourrions appeler les coins froids du Québec. Lors d’une poursuite par basse température, Vincent Parent ne s’attendait pas à ce que son coéquipier fasse feu sur la suspecte et retourne l’arme contre son collègue de travail. Grâce à sa rapidité d’esprit, l’agent Parent s’en sortira, mais avec de …

Jean Lemieux, notre ami médecin

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J’ai découvert, Jean Lemieux, médecin, sur le tard. En 1991, un joli roman policier aux accents poétiques La Lune rouge


faisait son apparition aux éditions Québec –Amérique. Sans être vraiment un « un frileur  » comme l’aurait si bien dit le regretté Michel Lebrun, nous partions en voyage aux Iles de la Madeleine. Ce souvenir durable parce que l’écriture valait le détour m’a permis de suivre la carrière de cet auteur doué, jusque dans La petite Italie avec les aventures du détective Surprenant. J’aurais voulu être un artiste ou presque ! À 64 ans, Jean Lemieux vient d’accrocher son sarrau de médecin, et, nous sommes loin du roman policier . Une sentinelle sur le rempart (Québec-Amérique) évoque avec beaucoup de tendresse, la vie d’un petit gars de la Rive –Sud de Montréal, plus porté sur la musique et l’écriture, grâce à Jacques Ferron lui aussi médecin et écrivain. Souvent avec humour, il narre les aléas d’un adolescent un peu « déboussolé  » qui choisira la voie royale. Oh, ce ne se…