Londres, Les Rolling Stones et Mac Guffin
Swinging London
Mac Guffin & Alan Smithee
Éditions du Tiroir
64 p
Amies et amis du rire et des aventures, voici une des bandes dessinées les plus réjouissantes de l’année. Pour nos passionnés outre-Atlantique, vous avez pu faire connaissance lors du Festival de bulles de Saint-Malo, il y a peu avec le dessinateur Ghyslain Dugauy, co-créateur avec le scénariste Michel Viau des péripéties du tandem Mac Guffin & Alan Smithee.
Depuis : Mission expo 67
, suivi d’Opération grande Zohra,
Summer Of Love et Paloma Mi amor,
nos joyeux lurons ont affiné les traits, nourri le scénario avec moult clins d’œil. Qui vous rappellera la belle Diana Rigg (Chapeaux Melons et bottes de cuirs)),
Lino Ventura
des Tontons flingueurs, The Man from Uncle
et pourquoi pas les délirantes aventures d’OSS 117 avec Jean Dujardin
. Appartenant au MI5, une branche très particulière des services secrets britanniques, tenus de main de fer par Mère-Grand, Mac Guffin, a pour ainsi dire le sens du punch, de la répartie et des jeux de mots caustiques. Son coéquipier Alan Smithee est un doux dur à cuire qui suit sa complice d’un bout à l’autre de la planète !
Un collège pour jeunes filles.
Si tout commence sous les Tropiques en 1967 au Yucatan
et vous constatez que Mc Guffin a le pied prompt,
l’action se transporte au plus vite dans un collège de jeunes filles à Londres. Sous les ordres de Mère-Grand évidemment. Des dossiers sensibles ont été retrouvés dans un sac à dos d’une jeune étudiante et après l’affaire Profumo (Scandale d’espionnage dans une chambre à coucher), l’Empire britannique est sur les dents. Collant parfaitement à cette histoire avec son minois d’apprenante, Mac Guffin va se transformer en étudiante bon chic bon genre.
En 1968, Londres vit aux rythmes des « Swinging Sixties » avec ses Beatles, Ses Rolling Stones, une adolescence contestataire y compris chez la bourgeoisie bien nantie.
Entre La société des poètes disparus et un petit clin d’oeil à Harry Potter sans la magie, notre tandem va donc essayer d’élucider ce mystère. Parcourant les boîtes de nuit tout en s’efforçant d’analyser et de comprendre un quatuor de jeunes étudiantes parvient à s’extirper la nuit du collège, sans négliger la princesse Anne dont la sécurité est en danger, cette bande dessinée est un vrai délice d’action.
Que de soucis dans les détails, les dialogues savoureux et truculents qui auraient fait le bonheur de Michel Audiard. Ce Londres que chantait si bien Renée Martel ,
un clin d’oeil aux Beatles et aux Rolling Stones qui seront surpris d’entendre Mac Guffin comme vocaliste.
Ah le bonheur surmultiplié. Bravo au tandem : Duguay/Viau et leurs petits miracles qui nous font oublier pour quelques instants avec musique à l’appui : les tracas de la vie, les cônes oranges, les dépenses somptueuses d’une administration montréalaise hors du temps et les tambours de guerre.






Commentaires
Publier un commentaire