L’abbaye du mystère
Le nom de la rose
livre premier
par Milo Manara
Et Umberto Eco
Glénat
64 p
Et nous y voilà. Autant le livre
qui s’est vendu à des millions d’exemplaires, suivi par un film remarquable
qui a fait école : Le nom de la rose de l’écrivain Umberto Eco est devenu un classique. Loin d’être facile, les références historiques sont nombreuses ainsi que la mémoire du livre comme objet a magnifié un genre que l’on croyait presque disparu.
À trois semaines des célébrations et sans se ruiner, nous vous recommandons deux fois plutôt qu’une, cette bande dessinée réalisée par le maître italien Milo Manara. Loin de ses récits, disons sulfureux, ce livre premier est un bijou de travail.
Sous les traits d’un jeune Marlon Brando, Guillaume de Baskerville, moine enquêteur et son fidèle disciple Adso de Melk sont mandatés pour faire la lumière dans une abbaye reculée ou des moines sont violemment assassinés, souvent dans une mise en scène.
Tout est frappant. Manara a saisi l’essence de la fiction, magnifié par des dessins et presque peintures qui naviguent entre l’art pictural, le croquis classique et la fantasmagorie.
Les scénarios sont ténus et nous ressentons, dès les premières cases, l’atmosphère poisseuse de mystère qui y règne.
Pour vous dire, j’ai eu autant de plaisir à lire cette adaptation que le roman ou revoir le film. Du bonheur qui déguste lentement avec ce polar médiéval haut de gamme.




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