Plus dure sera la chute….ou pas

 

                                                         


La morsure du lac

par Florence Meney

Editions Druide

396 p

Les écrivaines de thrillers, de romans noirs et de suspense psychologique au Québec ne sont pas légion. Florence Meney, journaliste de métier et désormais directrice des communications à l’Institut de recherches cliniques de Montréal, cultive avec habileté cette passion. Après son roman L’encre mauve, que j’avais particulièrement aimé , sans oublier d’autres nouvelles et publications parfois d’un genre différent, elle prend un tournant avec : La morsure du lac.

C’est un récit étrange qui évoque l’esprit d’Edgar Allan Poe, de Stephen Crane et de François Mauriac pour son incontournable « Nœud de vipères ». Passionnée de la nature, notre écrivaine trouve l’équilibre nécessaire lors d’une promenade en forêt ainsi qu’avec ses chers animaux, que ce soit les chiens ou les chevaux. Elle plante donc le décor dans la forêt des Laurentides.

Après avoir occupé divers emplois, Éléonore est devenue une auteure à succès. Elle réalise enfin son rêve, celui d’acheter une maison isolée du bruit et de la foule des villes. Avec son conjoint Christian, qui « fouille les âmes pour de riches montréalais », le bonheur semble enfin être revenu. C’est un récit à la fibre très féminine qui se divise en trois intrigues parallèles, dont la plus marquante est incontestablement la relation malsaine qu’a entretenue notre protagoniste avec le géniteur de son rejeton : Léon. Malgré les mises en garde de sa grand-mère, qui s’était révélée clairvoyante, Éléonore entamera une liaison avec un être malveillant qui contrôlera ses déplacements et son identité.

Bien que fréquentant un psychologue, elle reste une personne vulnérable, empreinte de doutes, de méfiance et, par moments convaincue de conspirations non fondées. Dans ce coin reculé où elle est perçue comme une étrangère, elle rencontre Jeanne, une vieille dame qui était autrefois une institutrice renommée pour son caractère bien trempé, causant apparemment des problèmes dans une famille du village. Vous découvrirez l’histoire de ce fils qui hante les pages du roman.

Il est essentiel de se réserver du temps pour comprendre la mentalité complexe d’Éléonore. Cette dernière finira par mettre à l’épreuve l’amour profond et passionné de son conjoint, de même que la tendresse sans faille de son amie la plus chère, Anne. Bien que cela puisse être douloureux, le destin peut nous protéger du danger de la folie. Les amateurs et adeptes d’histoires de famille, de mondes parallèles que le cerveau peut créer, ainsi que les conséquences d’une relation dérangeante apprécieront « La morsure du lac ».

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