Thilliez Tackian, quand la BD s’invite
Le village
Niko Tackian
Frank Thilliez
Kamil Kochanski
Delcourt
153 p
Quand j’ai aperçu les noms de Franck Thilliez et Niko Tackian dans la section des nouveautés en bande dessinée, je me suis demandé à quoi m’attendre. Un polar déjanté à ras le bitume, une œuvre politico-fantastique ou un récit sur la vie des policiers de banlieue à la manière du 93 ? Eh bien, mes amis, ce n’était rien de tout cela.
Avec plus de 153 pages à la clé, on peut dire que le duo s’est donné à fond dans une histoire très particulière qui évoque au départ « Les Rivières pourpres » de Jean-Christophe Grangé.
Dans un endroit isolé d’une montagne, une rivière révèle soudainement trente cadavres disparus depuis quatre décennies. Le pauvre pécheur, abasourdi, appelle la maréchaussée. Cette dernière, sous le choc, ouvre une morgue, disons improvisée. Tous les défunts exposent le même choc traumatique : le cerveau fondu. Un seul présente une étrange équation qui s’avérera être l’unique lien vers une piste crédible.
Les détectives rassembleront progressivement des bribes de réponses, si elles existent. Cependant, c’est Logan Frémont, un jeune libraire, qui possède la « clé » tatouée sur son dos.
Vous pensiez bien que Tackian et son acolyte Thilliez ne se satisferaient pas d’un simple jeu d’indices. On raconte qu’un village a surgi puis a disparu dans la brume. Il en a été ainsi dans les temps anciens, ainsi que pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale.
Jamais le dessin très fouillé n’est tape à l’oeil. Tout s’imbrique dans un puissant scénario oscillant entre la science-fiction et par moments l’horreur avec un brin de Terminator. Une dystopie intelligente, parfois surprenante, qui séduira sans contredit la jeune génération.
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