L’Illusion de la richesse

 

                                                             


Le sanctuaire des crabes

par Jean-Louis Blanchard

Fides

374 p

À l’heure où nous écrivons ces lignes, le Canadien de Montréal s’en va caracoler en finale de la coupe de l’Est. De quoi raviver chez votre blogueur des souvenirs d’il y a plus de 40 ans, quand cette équipe faisait les beaux jours de la coupe Stanley. Cette semaine, nous avons également consacré une partie de notre temps au dernier roman de Jean-Louis Blanchard, « Le sanctuaire des crabes », où nous retrouvons le duo Bonneau/Lamouche. Avec quelques pointes d’humour, des dialogues soigneusement construits et une intrigue actuelle, je devine que mon ami Blanchard, que je ne connais pas, est un amateur d’affaires judiciaires. En effet, on y évoque des cryptomonnaies, des jeunes défavorisés qui se font avoir dans des histoires sombres pour quelques milliers de dollars, voire plus, ainsi que la criminalité liée aux gangs de rue servant de bras armé à certains grands pontes du monde interlope.

Avec ce sanctuaire, nous sommes en présence d’un des meilleurs polars de l’année, qui reflète à merveille cette ville de Montréal éclatée. Au cœur de cette nouvelle enquête, nous retrouvons l’inspecteur Bonneau, complètement dépassé par ce « monde nouveau », et son adjoint Lamouche. Beaucoup plus perspicace, couvrant les coups de gueule de son patron, il est, en quelque sorte, sa bonne âme qui lui pardonne tout ou presque. Et croyez-moi, vous allez assister à de jouissifs dialogues.

Entre un policier abattu froidement, un journaliste qui révèle trop de secrets et qui est mort brutalement, et l’insécurité grandissante dans la ville, notre duo aura beaucoup à faire. Désigner le responsable de ces actes sera tout aussi difficile et exigeant.

En utilisant une expression courante, on pourrait dire que « C’est du bonbon ». J.L Blanchard connaît les coursives du suspense et tout sera calculé au millimètre près. Avec, au passage, quelques clins d’oeil cinématographiques : lorsque Lamouche sort son responsable d’une fâcheuse situation dans un bar ; que l’arme pour estourbir les malfrats tient en une canne à pommeau en argent plombé ainsi qu’une lame rétractable (The King’s Men : la scène de la taverne) avec Colin Firth ; etc.

Voici un véritable suspense montréalais, soigneusement élaboré, qui sera un incontournable de votre lecture estivale. Cependant, la question qui tue est la suivante : Lamouche réussira-t-il à trouver l’âme sœur ?

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