Le retour de Don Winslow
Le casse ultime
Par Don Winslow
Harper Collins
Noir
372 p
Lors de sa dernière publication sur X, Don Winslow en guerre ouverte avec le fou orange (il l’est encore) annonçait qu’il ne publierait plus de romans. Cette décision a rempli de tristesse le coeur des amateurs de romans policiers passionnés, notamment ceux qui ont apprécié sa trilogie « La Griffe du Chien », qui met en lumière les cartels de la drogue et l’implication de certains dirigeants américains depuis la guerre du Vietnam. Puis, la trilogie « La Cité en flammes », traitant de l’ascension d’un jeune mafieux qui ne vient pas de la filière italienne. J’ai continué à promouvoir ses œuvres jusqu’à présent. Sous le titre « Le Casse ultime » se cache une série de nouvelles qui pourraient facilement donner lieu à un roman. Féroce et implacable, mais avec une touche d’humour, comme dans « La liste du dimanche », qui évoque les dialogues de Michel Audiard, Winslow se hisse au rang des grands maîtres du genre, tels que Donald Westlake et Dashiell Hammett. Des existences entières, quelques scènes, un tableau du crime parfois ou simplement un père de famille plongé dans l’enfer carcéral. Chaque fin est inattendue, parfois troublante, avec en toile de fond « Le casse ultime ». Tout se déroule comme prévu. Tout se déroule comme prévu. Pourtant, celui qui avait élaboré ce coup fumant laisse filer ses complices et se fait de nouveau passer les menottes… Il aurait pu tout prendre, mais, voilà, le pied de nez fut assez puissant pour qu’il trouve encore le temps de narguer, quelques années durant, ses gardiens. Une démonstration de force d’un véritable maître dans l’art. Tout à fait dans la tradition des pères fondateurs, à savoir Hammet, Chandler, Cain et Don Tracy, Stephen King se révèle être un maître du roman policier lorsqu’il s’y adonne.
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