La Russie pour tous , parfois avec humour
Hugo décrypte
En Russie
Kris
Kokopello
Hugo Travers
Allary Editions
207 p
Parler de la Russie ou de l’Union soviétique d’aujourd’hui revient à se faire lancer des pierres (à juste titre). Il ne s’agit pas des citoyens, mais plutôt d’un dirigeant autoritaire, expansionniste et manipulateur, comme vous l’avez remarqué. Avec l’agité du bocal orange qui adopte les mêmes méthodes, il faut s’attendre à une année 2026 accentuée par l’instabilité mondiale. Churchill, connu pour son usage impeccable du langage, décrivait la Russie comme « une énigme enveloppée d’un mystère ». Il était persuadé que ce pays, ponctué par une violence chronique et des purges répétées, qu’elles aient été orchestrées par Staline ou Lénine, son prédécesseur, était entouré de zones d’ombre. Pour comprendre ce parcours sinueux, il faut relire les observations du marquis de Custine,
de Boris Souvarine
avec son Staline, ainsi que l’analyse exhaustive du politologue/historien Michel Heller.
Lorsque cette bande dessinée fit son apparition, j’ai été submergé de questions, car elle a été créée par un jeune étudiant en sciences politiques et fondateur du média Hugo décrypte, qui compte plus de 20 millions d’abonnés.
https://www.youtube.com/watch?v=WUJxa2cJ5iM
Il s’agit manifestement d’un travail sérieux et non d’un acte de sabotage ou d’une commande. Les plus jeunes y trouveront toutes les informations désirées et cette nouveauté s’inscrit parfaitement dans ce courant, sans sombrer dans la simplicité.
C’est avec habileté que deux cadets journalistes, Hugo et ses collègues, ainsi qu’un comité d’experts composé de quatre historiens renommés, originaires des meilleures cités universitaires, nous font redécouvrir le cheminement complexe de ce vaste pays. Ils nous présentent une grammaire politique claire et facile à comprendre.
Le dessin est sobre et sans fioritures, tandis que les explications sont d’abord et avant tout éclairantes. Un résumé plus que condensé qui vous laissera admiratif… C’est pour dire à quel point un « vieux briscard », tel que votre blogueur est étonné, 40 ans après, son parcours universitaire en sciences politiques.
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