Le blues, la solidarité et le bonheur

 

                                                             


Quelque chose comme de l’or

Par Brice Homs

Calmann-Lévy

400 p

Il semble que toutes les « perles » pour le pied du sapin de Noël ou les cadeaux du Nouvel An soient toujours en vente en décembre. En ouvrant ce livre absolument captivant qui redonne espoir et respect pour l’humanité, j’ai pensé parfois à l’écrivain vétéran James Lee Burke, à William Faulkner, bien sûr, avec une touche de naïveté à la Huckleberry Finn. Trois onces de merveille planent dans l’air, surtout quand il est question des fantômes de la guerre civile. Grâce à mon amie Fabienne Corriveau, qui est l’âme derrière les éditions Hachette Canada, j’ai plongé avec délice dans cette aventure audacieuse qui pourrait aisément être adaptée en un film.

Bien sûr, il est difficile de synthétiser l’intrigue, car les protagonistes sont tellement atypiques et éloignés des stéréotypes actuels.

Dans une région de la Louisiane où le français est la langue dominante, comme le démontre le chanteur Zachary Richard, Jody Leblanc, une infirmière audacieuse et appréciant les plaisirs de la chair, prend soin de ses résidents, disons d’une autre époque. Cependant, elle découvre avec consternation que ces personnes vulnérables, qui ont tant donné, risquent d’être expulsées. Bontemps, leur lieu de retraite, sera vendu au plus offrant, ce qui est tristement possible. Alfie Guidry, récemment décédé, léguera à ses camarades, à son dernier souffle, une vieille maison en héritage.

Mais comment arriver à bon port en se jouant des ennemis ? Du grand Atwane Deville à Sister Rosetta (un joli clin d’oeil à Sister Rosetta Tharpe), en passant par Dr Chance ou le policier au bras de géant, tout un chacun devra compter sur Jody Leblanc, qui va devenir le pivot de cette enquête parfois aux allures fantastiques.

C’est un roman merveilleux ! Ce Brice Homs possède vraiment un talent de conteur. Il a étudié les classiques, et je me suis souvenue de L’Île au trésor, de Robert Louis Stevenson. Il y a beaucoup de tendresse pour ces exclus, qui finiront par s’en sortir. L’histoire est surprenante, mais quelle joie! Ainsi, nous terminons l’année 2025 heureux. Je vous souhaite une bonne année 2026, à vous, chers lecteurs et chères lectrices, au grand coeur !

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