De la monnaie de singe au tout inclus numérique
Homme Economicus
De Daniel Cohen
Et Aude Massenot
Albin Michel
BD
192 p
Il est approprié que des journalistes et des économistes soulignent que la littérature spécialisée sur le sujet est relativement peu lue par le grand public. Il est important de comprendre et d’analyser plutôt que de tomber dans les capsules TikTok promettant la richesse éternelle.
Pour découvrir comment investir avec peu de moyens, j’ai lu Warren Buffet. On doit également connaître Keynes, John Adam Smith, Milton Friedman, ainsi que l’équipe des Chicago Boys, qui ont forgé l’ère ultralibérale. On ne doit pas oublier non plus la nouvelle idéologie monétaire née de La Toile, au même degré que de la facilité à se mouvoir parfois hors du système bancaire. Daniel Cohen, un économiste de formation et un vulgarisateur chevronné, a aussi été le directeur du département d’économie de l’École normale supérieure.
Tous ses écrits m’ont aidé à comprendre le fonctionnement et l’évolution des marchés à travers les âges. Et c’est exactement ce que vous découvrirez dans l’ouvrage « Homo Economicus », bien illustré par la bédéiste Aude Massot. Ce livre, qui s’adresse à la fois aux jeunes et aux plus âgés, devrait trouver une place de choix dans votre bibliothèque.
Sous la forme d’un dialogue avec sa fille qui préférait se promener dans les allées du Jardin du Luxembourg plutôt que de parler de chiffres, Daniel Cohen, malheureusement, n’a pas eu la chance de voir cette nouveauté, qu’il aurait sans contredit approuvée.
« Cette synthèse fulgurante », comme l’écrivait si bien Télérama, vous permettra de comprendre certaines tendances, ainsi que les modes et bouleversements du ou des marchés mondiaux. Un peu pédagogique, mais pas trop, « Homo economicus » dépeint un monde dominé par l’instinct de survie, puis le troc, un moyen d’échanger sans argent, puis avec quelques Louis. Nous empruntons allègrement à cette bible, qui décrit les salaires parfois dérisoires, l’écart salarial entre hommes et femmes, l’inégalité persistante, l’évolution des mœurs, le capitalisme excessif, qui semble avoir oublié les crises de 1929 et des « subprimes ».« la croissance économique est la religion de la société moderne ». Que se passera-t-il pour l’humanité ? Cette question hantait certainement l’économiste défunt.
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