Il y a de tout au Québec et c’est franchement réjouissant
Thrillerville
De Lerenard( scénario)
Puvilland ( Dessins)
DM productions
218 p
Imaginons que je vous révèle que cette bande dessinée constitue l’une des plus belles surprises de la rentrée littéraire de 2026. Deux artistes, un scénariste québécois, expert en traditions et en légendes locales (Lerenard), et un dessinateur français ( Puvilland) travaillant pour Dreamworks, se sont rencontrés sur Internet. Leur collaboration a donné naissance à une œuvre captivante et unique.
Au cœur de la forêt québécoise, dans une petite ville éloignée des grands centres urbains, règne un calme apparent. Pourtant, une créature de quatre mètres de haut, semblable à l’homme des neiges et surnommée le sasquatch, se nourrit des randonneurs imprudents. En dépit des mises en garde, quelques courageux s’aventurent dans la forêt. La situation prendra un différent tournant lorsqu’un tueur en série sera relâché. Aussi imposant que la bête hantant les portes de la ville, il sort pour régler des comptes après une trahison qui l’a envoyé derrière les barreaux. Bien qu’il accepte la responsabilité de ses actes, il refuse de reconnaître qu’il a été dupé, comme un adolescent naïf.
Cette petite ville tranquille va donc devenir « Thrillerville », avec son hémoglobine, ses bagarres et ses autres scènes d’action. Nous avons toutefois préféré la galerie des personnages, car chacun a un modeste secret caché sous sa cravate. Dans cette commune isolée, les histoires abondent : on y trouve un individu corrompu, une grand-mère intrépide, deux femmes fatales, un policier véreux prêt à s’impliquer dans tous les trafics imaginables, ainsi que notre cher fils Sasquatch, qui n’aura d’autre choix que de venger ses parents. On ne doit pas négliger le monstre du lac (joli clin d’oeil au cétacé de Vingt mille lieues sous les mers).
Il semble que notre duo ait un faible pour les films de série B, les univers de Tarantino et ceux des frères Cohen. De gentils aux méchants, ils ont tous « petite araignée dans le plafond ». Tout cela me rappelle l’inoubliable : « La bouffe est chouette à Fatchakulla » du romancier Ned Crabe ». C’est complètement fou !
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