Le retour de Bourbon Kid : le bonheur déjanté!
Noir comme l’enfer
Sonatine
452 pages.
J’ai un moment pensé que le réalisateur Quentin Tarantino se cachait sous les traits de cet auteur anonyme. Que nenni, car c’est un Britannique qui donne de temps en temps des entrevues masquées. Avec plus de 70 000 exemplaires à chaque nouvelle parution, nous sommes en présence d’un écrivain culte qui s’amuse en mélangeant des genres bien établis. Avec une bande de motards qui se sont octroyé le droit de supprimer les descendants de Christopher Lee, ainsi que des vampires louches, des zombies et parfois des clones, et bien sûr, le Bourbon Kid, un tueur impitoyable, tombeur de femmes à l’humour féroce, l’action est garantie.
Cette série, qui a débuté avec « Le livre sans nom », est bien plus qu’une plaisanterie. Elle appartient à un genre littéraire insaisissable, captivant, à la manière d’un ovni. Elle ne se dément jamais, même après douze aventures. Son fil conducteur, qui mêle souvent trois ou quatre histoires, est aussi explosif qu’une bouteille de soda vivement secouée.
En tournant les pages, vous ferez la connaissance de Jasmine, une ancienne prostituée devenue braqueuse de banques, qui affronte son double, un zombie cloné. Ensuite, vous rencontrerez les Dead Hunters, une bande de joyeux drilles à manipuler avec précaution, qui sont les équivalents des Anges de l’enfer, spécialisés dans la traque des vampires. Pour couronner le tout, Jack l’Éventreur et Hitler (oui, oui, vous avez bien lu) font leur voyage dans un club d’effeuillage appelé Ténèbres. Un nom destiné.
C’est certainement un western de série B qui nous fait penser au film Django, Le retour des morts-vivants de Romero, avec une pointe de Terminator, ainsi que la figure incontournable du Bourbon Kid, avec son arsenal diabolique. On est bien loin de la gourde d’eau et de l’ail, combinés à un pieu pour repousser ces messieurs ou dames aux dents longues.
Un humour cinématographique féroce, où les héroïnes n’effectuent jamais de compromis. C’est vraiment excitant, captivant et parfaitement traduit, avec juste ce qu’il faut de tension pour nous tenir au chaud !
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